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Les acquéreurs mettent un frein aux acquisitions dans l'immobilier haut de gamme

Depuis quelques mois, l'ascension des tarifs de l'immobilier haut de gamme semble s'être essoufflée. Cependant, malgré une stabilité des prix de l'immobilier de haut standing, le volume des transactions est en perte de vitesse. Comment expliquer cette tendance ?

Immobilier de luxe : quel est l'état actuel du marché ?

Depuis le début de l'année, les prix de l'immobilier de luxe ont tendance à se stabiliser en France. Toutefois, le contexte actuel étonne la plupart des experts en immobilier. En effet, alors que la crise économique bat son plein, les demandes dépassent amplement les offres. Ainsi, malgré une baisse généralisée des prix immobiliers sur l'ensemble du territoire, le segment du luxe se démarque par le statu quo de ses tarifs qui restent actuellement compris entre 1 et 2 millions d'euros en moyenne. De leur côté, les investisseurs étrangers, séduits par l'immobilier de luxe des quartiers franciliens et azuréens, participent à la stabilité des prix de vente.

Immobilier haut de gamme : comment les acheteurs parviennent-ils à tenir les rênes du marché ?

Si l'atonie de la conjoncture économique pénalise certaines catégories d'acquéreurs, les riches investisseurs semblent actuellement tirer profit de la situation. En effet, compte tenu des garanties et du patrimoine financier déjà en leur possession, ils paraissent plus solvables aux yeux des institutions financières qui se résignent à assouplir leurs conditions de prêts. Par ailleurs, conscients de leur pouvoir d'achat, ils parviennent à dicter leurs lois aux propriétaires qui finissent par réduire leurs tarifs. Cette situation est d'autant plus avantageuse pour les riches acquéreurs qui peuvent dorénavant acheter des surfaces plus élevées que celles qu'ils prévoyaient d'acquérir initialement.

Pourquoi l'offre plafonne ?

Si les acquéreurs sont conscients de leur pouvoir d'achat, les propriétaires sont également conscients de la valeur de leur patrimoine et ont souvent du mal à céder leur précieux bien immobilier. Par ailleurs, le régime fiscal actuellement en vigueur semble désavantager les investisseurs. En effet, les charges dont ils doivent s'acquitter pour leurs résidences secondaires sont souvent conséquentes et ils ne peuvent jouir des exonérations d'impôts qu'après 30 ans d'acquisition. En outre, les investisseurs réfléchissent à deux fois avant de réaliser une acquisition. Ils ne finalisent une transaction que dans les zones où ils sont certains que les tarifs immobiliers ne sont pas prêts de chuter.

Les spécialistes du secteur recommandent en outre de saisir l'opportunité offerte par le marché de l'immobilier de luxe pour les potentiels acquéreurs.

L'arrêté du 23 février sur la formation des professionnels du diagnostic immobilier amiante

L'arrêté ministériel publié le 23 février dernier porte des précisions sur le déroulement de la formation des experts en diagnostic immobilier amiante.

La formation relative aux précautions à prendre face à l'amiante

La directive communautaire publiée le 30 novembre 2009 mentionne l'importance de la formation des experts en diagnostic immobilier. Le décret du 23 février 2012 vient apporter les nouvelles mesures relatives à cette directive. Ainsi, le décret souligne que les travailleurs s'exposant à l'amiante bénéficient d'une formation. Dédiée aux entreprises, cette dernière porte surtout sur l'encadrement technique dans les chantiers. Ce nouveau décret concerne 2 activités bien distinctes : les activités de confinement incluant le retrait d'amiante des catégories sous-section 3, et toutes les interventions utilisant des matériaux capables de dégager des fibres d'amiante de la sous-section 4. Les annexes apportent plus de précisions sur le contenu (annexes I et II), sur la durée et le délai de recyclage (annexe III).

L'attestation de compétence

À l'issue de cette formation, les participants obtiennent un certificat de compétence. Il est délivré par l'organisme de formation agréé pour le groupe sous-section 3 ou bien par l'employeur pour la sous-section 4. Dans ce cas, c'est l'employeur lui-même qui doit assurer la formation au sein de son entreprise. Toutefois, de nombreuses sociétés opteront pour un organisme agréé afin de respecter les exigences strictes de ce nouvel arrêté. Si des employés ont déjà suivi la formation liée aux risques de l'amiante, l'employeur doit vérifier s'il a reçu les instructions requises par le nouveau décret. Le cas échéant, l'employeur sera responsable de la formation de recyclage visant à accompagner l'employé pour atteindre le niveau requis.

Les buts de la formation soulignée par le décret du 23 février

Pour les travailleurs ayant déjà reçu la formation bien avant l'officialisation de l'arrêté du 23 février, une formation visant à les remettre à niveau sera réalisée avant l'année 2013. Cette mesure est valable pour les sous-sections 3 et 4. Cette formation vise premièrement à rééquilibrer le niveau de chaque professionnel et ainsi assurer la qualité des résultats du diagnostic immobilier, elle permet également d'éviter ou du moins de minimiser les risques liés à l'exposition au danger entrainé par l'amiante. Enfin, elle permettra au personnel d'encadrement technique de respecter les conditions exigées par l'annexe I. Notons que seuls les organismes ayant obtenu l'accord de l'État pourront assurer toutes les formations. Les entreprises sont invitées à les choisir sur www.icert.fr ou bien www.certibat.fr

Les logiciels de DPE subissent une nouvelle réforme

Le ministère de l'Écologie, pour uniformiser les outils utilisés pour le diagnostic de performance énergétique ou DPE, a décidé de fixer de nouvelles règles qui seront appliquées à partir de 2013.

De nouvelles règles pour les logiciels DPE

Indispensable pour les maisons et appartements en vente ou en location, le DPE vise à mesurer la performance énergétique d'un bâtiment et à s'assurer qu'il respecte bien les normes de sécurité imposées par la loi. Les professionnels utilisent pour cela des logiciels spécifiques. Puisque chaque prestataire détient un logiciel différent, un écart considérable a été constaté au niveau des résultats, même s'il s'agit d'un même immeuble. Cet écart est principalement dû aux logiciels, sachant que certains outils ne respectent pas les lois en vigueur. Pour pallier à ce problème, le ministère de l'Écologie a instauré de nouvelles règles concernant ce logiciel.

Standardiser les logiciels pour une meilleure efficacité

Cette décision concerne les diagnostiqueurs utilisant le logiciel avec la théorie de calcul 3CL-DPE. Tous les outils informatiques devront être contrôlés par les experts du ministère avant d'être approuvés et certifiés par l'ADEME. Pour améliorer l'efficacité et la fiabilité du produit, les diagnostiqueurs seront également obligés de choisir les spectres de modélisation fixés à 60 au lieu de 30. Par conséquent, les diagnostics immobiliers réalisés avec les outils qui ne respectent pas cette règle ne seront pas considérés par le ministère et ne seront pas certifiés. Le but de ce dernier étant d'offrir de meilleurs services aux citoyens et de réglementer et moderniser tous les outils liés au diagnostic immobilier.

Les démarches à faire

Le décret du 27 janvier 2012 stipule que le Ministère de l'Écologie se chargera d'examiner tous les logiciels. Plusieurs démarches officielles doivent être effectuées pour cela. Premièrement, les éditeurs devront réaliser des autotests, ensuite, les représentants du ministère analyseront les résultats afin d'assurer la conformité de l'outil. Ils vont aussi comparer les résultats du logiciel avec celui du ministère. Si les résultats sont les mêmes, le diagnostiquer obtiendra la certification, le cas échéant, il devra faire le nécessaire pour que son outil respecte les normes indiquées. Outre les experts du gouvernement, certains organismes indépendants ont le droit de procéder à l'analyse des logiciels, mais le ministère devra toujours les superviser. Durant l'année 2012, les diagnostics réalisés par les logiciels approuvés par l'ADEME ne répondant pas à ces normes restent valables, le ministère invite toutefois les professionnels à uniformiser leurs outils de travail le plus tôt possible.

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